HISTOIRES

NOS FONDATEURS

La Congrégation du Saint-Esprit a une histoire particulière et spécifique, parce qu’elle est la seule congrégation ayant deux fondateurs qui ont vécu à deux périodes différentes, en espace de 140 ans.

Poullart
Claude François Poullart des Places
1679 – 1709

Claude François est né le 26 février 1679, fils d’un riche commmerçant, Avocat estimé au Parlement de Bretagne. Excellent élève au collège des Jésuites, où il se lie d’amitié avec Louis-Marie Grignion de Monfort (le futur fondateur des Filles de la Sagesse), le jeune homme se distingue par sa pitié autant que par sa scolarité. Doté du talent de l’éloquence, il réussit haut la main la soutenance publique de sa thèse de philosophie. Un temps présenté à la Cour de Versailles, il revient à Rennes, y mène une vie mondaine, hésite entre le sacerdoce et le droit et après une retraite, convaincu de se destiner à Dieu, part suivre des cours de théologie au collège Louis-le-Grand à Paris. 

Dès le début de ses études de théologie, il soutient des étudiants pauvres qui restaient à la porte du sacerdoce, faute de ressources. Il comprend que la pauvreté matérielle, loin d’être un obstacle pour le service de Dieu et de l’Eglise, est une dimension de la vie sacerdotale que le Christ a pratiquée et enseignée à ses apôtres. Il ouvre une maison de formation pour ses amis pauvres. 

Le dimanche de la Pentecôte, le 27 mai 1703, il fonde la « Congrégation du Saint-Esprit » en se consacrant totalement à l’Esprit Saint avec ses premiers disciples. Il est ordonné prêtre 4 ans après, c’est-à-dire le 17 décembre 1707 à Paris. Il est décédé deux ans plus tard, suite à une terrible hiver de 1709 qui a été considéré par les historiens comme l’hiver la plus sévère qu’il n’a jamais eu. Il est atteint par une pleurésie et succombé le 02 octobre 1709. Il est enterré conformément à ses vœux, au chevet de l’église Saint-Etienne-du-Mont, dans la fosse commune réservée aux pauvres clercs.

Francis Libermann
François Marie Paul Libermann
1802 – 1852

Jacob est né à Saverne en Alsace, le 12 avril 1802. Fils d’un Rabin qui se nomme Lazare, lui-même, il se destine à être Rabin comme son Père. Il est le 5ème des 8 enfants de Lazare. En 1822, il fut envoyé à la «yeshiva» de Metz dirigée par Aaron Worms. Brillant élève à l’école rabbinique, il apprit en cachette le français, l’allemand, le latin et le grec et prépara le baccalauréat. Cette ouv erture au monde extérieur l’a beaucoup perturbé jusqu’à la mise en doute des révélation biblique. En un certain temps, il avoue même, ne plus croire en la Bible. La conversion au catholicisme de son frère ainé Samson, l’a beaucoup marqué. Après, ces 5 autres frères se sont également convertis au catholicisme.

Lui aussi, encore indécis, il se rend à Paris où, dans une cellule du collège Stanislas, il se trouve seul, en tête à tête avec l’Histoire de la Doctrine chrétienne de Lhomond et un autre livre du même auteur. Ce moment, a-t-il écrit, fut extrêmement pénible. C’est alors que, me souvenant du Dieu de mes pères, je me jetai à genoux et le conjurai de m’éclairer sur la véritable religion. Le Seigneur, qui est près de ceux qui l’invoquent du fond de leur cœur, exauça ma prière. Tout aussitôt je fus éclairé, je vis la vérité. La foi pénétra dans mon esprit et dans mon cœur. Baptisé la veille de Noël 1826, il prend le nom de François. Désirant devenir Prêtre, il est admis, en 1827, au séminaire de Saint-Sulpice. En 1829, la veille de son ordination au sous-diaconat, François est terrassé par une crise d’épilepsie qui pendant douze ans, lui barre la route à la prêtrise.

En 1837, il est sollicité pour être maître des novices des Eudistes à Rènnes. Il y resste pendant 2ans. En 1839, il voit une petite étincelle de lumière qui lui éclaire la route à suivre. Il sent desormais que le Seigneur lui destine une Œuvre plus grande. il s’unit aux deux autres séminartes Frédéric Levavasseur de Bourbon (La Réunion actuelle) et Eugène Tisserant, de famille haïtienne, pour fonder l’Œuvre des Noirs. Il est ordonné prêtre à Amiens le 21 septembre 1841. Aussitôt, il fonde la Société du Saint-Cœur de Marie, pour l’évangélisation des plus abandonnés, avec une priorité pour le continent noir. Il ouvre le noviciat à la Neuville, aux portes d’Amiens. Par la suite, il envoie ses premiers missionnaires en Afrique en 1842.

En 1848, sa sociéte se fusionne avec la congrégation du Saint-Esprit. Il en devient le 11ème Supérieur général de la Congrégation. Il donne à la congrégation un nouveau soufle. C’est pourquoi il est considéré par tous les membres de la congrégation comme le Cofondateur de la congrégation du Saint-Esprit.

Il a achevé sa mission et rendu l’âme le 02 février 1852, le soir de la fête de la présentation du Seigneur. Son dernier message n’est autre que  » La charité, la charité, la charité ».